Sylvain De Beaumont - Vérité et Intégrité - 1 ère partie

Tribune personnelle


Par cette tribune, je souhaite partager avec vous un récit personnel. Pour commencer, j’habite en 2e résidence au Lac Beaulac dans la municipalité de Chertsey depuis 2000. J’y ai élevé ma famille et je venais au chalet tous les week-ends afin de profiter de cette belle villégiature et de me reposer dans cet environnement chaleureux.

Sur le plan professionnel, j’ai eu une belle carrière comme policier, ayant assumé des responsabilités organisationnelles de haut niveau. Mon père, mon frère, la mère de mes fils, et depuis récemment, mon fils aîné, ont tous choisi cette voie. J’ai milité pour la loi et l’ordre, lutté contre la criminalité et exercé le maintien l’ordre par la résolution de problèmes pendant 27 ans. J’ai aidé les citoyens à se sentir en sécurité dans leur environnement, fait condamner des dizaines de criminels auteurs d’agressions sexuelles ou armées, de trafic de stupéfiants, de vols, de fraudes, de violence conjugale et de toutes autres sortes de crimes. J’ai également développé un profil de gestionnaire dynamique et performant. Somme toute, j’exercerais de nouveau le métier de policier.

Sur le plan social, cela fait maintenant huit ans que je suis pleinement engagé au sein de l’Association des propriétaires de Beaulac en tant que bénévole et président depuis 2016. J’ai la fierté d’affirmer que nous avons produit des bilans de réalisation d’activités bien performants avec un ensemble de bénévoles stables et engagés, des gens qui sont devenus des amis.

Au printemps 2017, quelqu’un de confiance, à l’époque, est venu frapper à ma porte pour m’inviter à présenter ma candidature aux élections municipales de la ville de Chertsey dans le district no 1 de Beaulac. Malgré mon inexperience en la matière, je n’ai pas hésité à relever le défi consistant à représenter les membres de ma communauté. Je me suis lancé dans la campagne électorale et ai sillonné les rues de Beaulac et du lac voisin, le lac Beaulne. En novembre 2017, j’ai été élu comme conseiller municipal, bien que j’aie commis quelques erreurs de débutant durant la campagne, lesquelles auront par la suite un impact préjudiciable sur moi. La politique s’est avérée sournoise, hypocrite et hargneuse, provoquant chez certaines personnes des comportements haineux et méprisants à mon égard.

Je m’explique : à l’époque à l’été 2017, en produisant moi-même le modèle d’un dépliant promotionnel pour ma campagne électorale, j’ai omis de faire inscrire chez l’imprimeur la mention exigée par la loi électorale : « Autorisé par l’agent officiel Sylvain De Beaumont. Imprimé par… ». Première erreur ! Quelqu’un de proche m’a fait part de cette omission et m’a suggéré de ne plus utiliser le dépliant no 1 et d’en faire imprimer d’autres comportant la mention manquante avec le nouveau dépliant no 2. Cette même personne de confiance a tout de même conservé un exemplaire du dépliant original no 1 dans ses dossiers personnels. En janvier 2018, j’ai effectué une demande de remboursement de mes dépenses électorales pour l’ENSEMBLE de mes factures (les dépliants), dépenses qui ne dépassaient pas 700 $ : les dépliants no 1 et les dépliants no 2 (valeur 160 $). Voilà ma seconde erreur : je ne pouvais pas réclamer de remboursement pour les dépliants no 1 étant donné qu’il manquait la mention prévue par la loi.

Mais UN FONCTIONNAIRE EN POSITION D’AUTORITÉ (la DG substitut au DGEQ) À LA MUNICIPALITÉ, chargé de la supervision des dépenses, a évidemment autorisé mon remboursement pour l’ensemble de mes factures, incluant la facture des dépliants no 1. Tirez-en vos hypothèses !

Je siège au conseil municipal pendant quelques années. L’adversité politique s’installe envers la DG et des mésententes surgissent en matière de gestion, de planification, de vision et de leadership. En 2019, afin de m’éliminer de la course à la mairie, une personne proche en 2017 (adversaire politique), qui avait conservé un exemplaire du dépliant no 1, porte plainte avec une histoire complotée en l’envoyant au DGEQ. En 2020, le DGEQ entame une enquête et se présente à la mairie de Chertsey. Pour donner suite à l’enquête, il me donne un constat d’infraction pour manœuvre frauduleuse. Avec l’autorisation du fonctionnaire responsable, j’avais demandé le remboursement du dépliant no 1 sans la mention prévue par la loi, mais avec une facture légale (160 $). Cependant, malgré l’implication de la DG, l’émission du constat d’infraction, était contestable à la Cour du Québec en vertu du code de procédure pénale et non du code criminel. On m’impose une amende minimale 

de 5000 $ plus des frais de 2500 $, pour un total de 7500 $, ajoutant que je ne peux pas me présenter en politique pendant cinq ans. Je communique avec le procureur de la couronne au dossier. Il m’explique le sens de cette loi afin de limiter les dépenses électorales et les technicalités qui s’imposent. Je mentionne comment une erreur de ce genre peut choquer l’intérêt public. Ce procureur indique que les amendes se veulent dissuasives. Après certaines explications de ma part, elle donne même un exemple : « C’est comme un policier qui te fait passer sur une lumière rouge lors d’un accident afin de désengorger l’intersection et qu’un 2e policier, positionné plus loin, te donne une contravention. » Je lui demande d’annuler le constat d’infraction, mais elle me dit qu’elle ne peut pas. Elle me propose même un règlement de 500 $, que je refuse, étant convaincu qu’il s’agit d’un complot et que je pourrais en faire la démonstration au juge lors d’un procès éventuel. Tirez-en vos conclusions !

Le temps passe et je me consacre à ma campagne pour la mairie qui aura lieu en novembre 2021. Je perds mes élections par 42 voix sur 2500. Mon procès a été fixé en mai 2022. Trois semaines avant la tenue du procès, je demande à la cour une première remise d’audience pour « cause humanitaire ». J’accompagne à ce moment-là un ami personnel dans le couloir de la mort. Il ne lui reste plus que deux ou trois semaines à vivre (cancer du foie). Au début, la couronne accepte, mais refuse en cours de processus. On se présente devant le juge de 1re instance et la conjointe de mon ami mourant témoigne, en pleurs, expliquant mon appui continu auprès d’eux. J’explique à mon tour au juge de 1re instance l’importance capitale de cette cause et la nécessité d’avoir toute sa tête pour assurer une défense pleine et entière. Le juge refuse… Le 3 juin 2022, je ne me présente pas à mon procès (3e erreur) , étant au chevet de cet ami mourant comme je l’avais indiqué au juge de 1re instance. Il a donc, en mon absence, procédé à ma condamnation pendant que j’étais au chevet de mon ami. Ce qui a permis à la DG de se déresponsabiliser …

Après le verdict, des adversaires politiques toujours présents ont fait publier un article sur le Web concernant cette condamnation : article de « Mon Joliette ». Demandez-vous pourquoi ?

Dans ma communauté à Beaulac, le 30 juillet 2022, lors de la 1re réunion du C.A. de l’Association des Propriétaires de Beaulac, les membres ont réaffirmé à l’unanimité mon rôle de président, leur confiance en mon leadership et en mon intégrité.

J’ai donc par la suite engagé un processus d’appel à la Cour supérieure pour qu’un juge de cette cour reconsidère la décision du juge de première instance, qui avait refusé une première fois une remise pour cause humanitaire et m’avait jugé en mon absence sans que je puisse donner ma version des faits, tout comme l’intégrité de la loi l’exige. Cette cause se fera entendre au début de l’année 2023, pour une modique somme estimée à 20 K.

En conclusion, cette situation est terriblement injuste. Le juge de 1re instance m’a jugé sans que je puisse me défendre. Encore là, pourquoi a t’il fait cela ? Je dois, par principe, défendre une intégrité tellement difficile à construire durant une vie.

Sylvain De Beaumont